CLUB DE TIR DE SAINT GEORGES SUR CHER

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La cartouche de .30 M1

LA CARTOUCHE DE .30 M1 CARBINE

 

 

En septembre 1940 , à la requête du Chef de l’Infanterie , l’Ordnance Committee approuvait un projet de développement d’une arme d’épaule légère dont la portée effective devait être de300 yards.Peu avant ,le même mois ,l’Ordnance Office avait précisé les caractéristiques de la cartouche qui devait alimenter cette nouvelle arme : « le fusil doit être conçu pour fonctionner avec une cartouche de calibre .30, du type Winchester Self-Loading, comportant un étui semblable à celui de la cartouche Winchester SL de calibre .32. Le poids de la balle se situera entre 100  et 110 grains, et la cartouche sera du type à gorge. La charge de poudre devra permettre une vitesse à la bouche d’environ 2000 pieds/seconde à la balle, laquelle devra être entièrement blindée, chemisée de tombac. » (00471.41, 21 décembre 1940. OCM 16382, 2 janvier 1941, RG156, NA).

Alors que l’Ordnance Department faisait connaitre à divers fabricants nationaux les caractéristiques de la nouvelle arme, et lançait son « concours », la Winchester Repeating Arms Co. reçut pour tache de développer la munition, dont les spécifications définitives, établies par l’OD, étaient les suivantes :

Désignation : Cartridge, Cal. .30 Short Rifle, M1.

Poids de la balle : 110 grains.

Amorce : non corrosive.

Pression maximale : 31 000 PSI. (pressure per square inch)

Vitesse initiale : 1860 FPS (feet per second)

La cartouche développée par Winchester fut adaptée de la .32 SL commerciale .Les premiers étuis furent fabriquée à la main, à partir du dessin de la .32SL, en supprimant le bourrelet de celle-ci, et en la recalibrant pour recevoir la balle de calibre .30. Ces ébauches de munitions permirent de vérifier la vitesse, la vitesse à la bouche et la pression, dès novembre et décembre 1940.

Initialement, cette cartouche était née d’un dessin daté du 2 octobre 1940, illustrant un étui de 9mm au culot, long de32.76 mm, et une longueur totale de cartouche de42.67 mm. La balle utilisée était à noyau de plomb chemisé de tombac, à « nez épais » (blunt nose) et base concave. Son poids se situait autour de 108 grains. Le chargement et les contrôles balistiques furent effectués à l’usine de New Haven, Connecticut.

Le premier lot de 50 000 cartouches (commande 41 14121, du 9 janvier 1941, passée par le Frankford Arsenal) fut achevé au cours du mois de mars 41. La charge était constituée par 14.5 grains de poudre IMR 4227(appelée aussi, à l’époque, EX 4227).L’amorce était du type Winchester sans mercure, n° 116. La balle ressemblait au modèle original, mais pesait 110 grains. Sa pression s’élevait à 31 000 PSI, et sa vitesse à la bouche à 1800 FPS.

On relève un désaccord entre les différentes sources à propos des marquages de cette cartouche. Selon les uns ,elle n’en comportait pas ; selon d’autres , le culot était frappé W.R.A.30 SL ; d’autres enfin rapportent qu’un marquage comprenant les lettres S.R. avait été prévu pour ce lot (on à retrouvé, en tout cas ,aucune trace de munitions portant ce dernier code).

Le second lot, destiné à permettre les essais d’armes, comportait lui aussi 50 000 cartouches. La commande fut passée en juin 1941, et comprenait des spécifications identiques à la première, à l’exception la poudre, l’IMR 4227 étant remplacée par la HERCULES 2400 qui ,de l’avis de l’OD occupait un volume plus réduit et conférait de meilleures propriétés balistiques ; Ce lot fut marqué W.R.A.30 S.L.

En novembre 1941, commande fut passée pour un troisième lot de 300 000 cartouches .Afin de corriger certaines irrégularités balistiques et une flamme de départ excessive ; la poudre Hercules fut remplacée par une charge de 14.5 grains d’EX-4809 Dupont, très proche de l’IMR4227 utilisé dans le premier lot. Elle ne permettait plus, cependant de s’en tenir à une pression de 31 000 PSI ; l’OD accepta néanmoins qu’elle soit portée à 38 000 puis à 40 000 PSI. Ce troisième lot reçu lui aussi le marquage W.R.A..30 S.L.

Il n’est pas sans intérêt de relever qu’en dépit de la désignation officielle de l’OD (.30 Short Rifle), Winchester désignait toujours la cartouche .30 Self-Loading, et continuait d’utiliser le marquage SL.

Le libellé des boites appartenant à ce lot n’en comportait pas moins la mention : « Cal.30 Short Rifle M1 Self-Loading Cartridges ».

Les essais effectués par la Springfield Armory révélèrent que la balle à base concave subissait, sous la pression des gaz, une forte expansion alors qu’elle était toujours dans le canon, et donc un encrassement excessif.

Après ce troisième lot, la production chez Winchester prévoyait un marquage de culot type militaire qui indiquerait le code de l’usine et la date. Les plus anciens chargements furent effectués aussi par Western et Remington, et marqués en conséquence REM-UMC 3 SL et WESTERN .32 S.L.R.

La Western se signale par une cuvette d’amorce en nickel, dont l’étanchéité était assurée par un vernis pourpre ; Remington, pour sa part montait des cuvettes cuivrées.

La Cal. .30 Ball SR M1 Cartridge fut recommandée pour standardisation en septembre 1941  et approuvée par l’OCM 17361 du 23 octobre 1941. Afin d’éviter que cette munition soit confondue avec la Cal. .30 Ball M1 réglementaire pour le fusil Garand et les mitrailleuses légères, on suggéra de l’appeler Cartridge ,Cal. .299, Ball M1 . L’Ordnance Committee repoussa bien entendu, cette proposition saugrenue, et adopta la nouvelle cartouche sous la désignation Cartridge, Carbine, Cal. .30, M1.     

Le dessin de celle-ci (B200954 du 30 octobre 1941) révélait un étui en cuivre, à gorge, de forme légèrement conique, mesurant 32.76 mm (tolérance : 0.025 mm), pour 42.67 mm(tolérance : 0.050mm) à la cartouche complète. La vitesse à la bouche était de 1 800 FPS, pour une pression de chambre de 40 000 PSI. Le talon de la balle était droit remédiant ainsi à l’encrassement du canon provoqué par les premiers lots à talon concave. L’OD approuva cette modification et l’ajouta à l’Ordnance Drawing B200954 comme Révision 1, le 14 février 1942.

Le projectile modifié assurait à la munition une précision de3.8 cmà une portée moyenne de 100 yards, et de10 cmà300 yards.La pénétration mesurée était d’environ20 cmde bois de sapin à cette dernière distance.

La conicité de l’étui standardisé en 1941 fut réduite en 1943 (11 juin, Révision 4 du dessin B200954) : d’une pente de0.78 mmpartant du culot jusqu’à10 mmde la bouche (point à partir duquel l’étui devenait cylindrique), on passa à une pente de0.68 mmjusqu’à 8mm de la bouche. Cette modification était suffisante pour rendre impropre l’utilisation de la cartouche initiale, à pente de0.78 mmdans les carabines chambrées pour le dernier modèle de cartouche.

Aussi des instructions furent-elles données aux services d’approvisionnement pour que toutes les précautions soient prises dans ce sens.

Un des problème sérieux que rencontra et lié à l’élément propulseur, qui ne donnait pas pleine satisfaction .En avril 1942 , après essai de diverses poudres commerciales et militaires , ont retint un produit Western ,qui ne fut cependant intégré dans la fabrication qu’après le 19 octobre 1944 ( OCM 25476). Entretemps , le dessin  B200954 fut modifié une fois de plus pour élever la vitesse initiale de 1800 FPS à 1900 FPS .Accessoirement ,la poudre Hercules 3950.8B fut adoptée à titre supplétif.

Outre l’Arsenal de Frankford, d’autres cartoucheries reçurent des contrats gouvernementaux : Western Cartridge Co .Winchester, Remington Arms, Kings Mills  Ordnance Plant  et Lake City Ordnance Plant en 1942, Evansville Chrysler Ordnance Plant en janvier 1943. Chaque manufacture était autorisée à utiliser sa propre composition d’amorce, pourvu qu’elle soit non-corrosive.

En effet, bien que le traitement anti-corrosion du mécanisme à piston « flottant », lui-même en acier inoxydable soit de très haute qualité, l’exigence portant sur une amorce non-corrosive était essentielle, et elle fut respectée par tous dès le début de la production. Dans les premiers temps de celle-ci du reste, presque toutes les amorces étaient nickelées.

Par souci de rentabilité, on chercha bien, en 1942, à utiliser l’amorce corrosive FA70, dont la composition était déjà utilisée en production de masse pour d’autre calibres (.30-06, .50, .45) .Mais les essais effectués avec ses amorces révélèrent une probabilité de corrosion importante, en particulier sous des climats tropicaux, lorsque l’arme n’était pas nettoyée.

D’autre part, dés mars 1943, certaines unités au feu se plaignirent de la flamme de départ trop importante due à certains lots fabriqués par Western et Winchester. Différentes compositions d’amorce furent expérimentées par Frankford Arsenal, qui parvint à mettre au point une amorce de composition J-232 (Remington), désignée P-4 (N°30 Primer), dans la nomenclature de F.A, et qui fut approuvée en 1945 par le Bureau de l’Ordnance, trop tard cependant pour être introduite dans la production de guerre.

Partout, la production démarra avec des étuis en cuivre, quoiqu’avant la fin de l’année 1942, plusieurs fabricants aient déjà testé des étuis en acier. Frankford Arsenal travailla même à un projet d’étui en aluminium qui fut agréé par l’OD et désigné officiellement sous l’appellation  Case, Cal. .30, Carbine, Aluminium, T7, et approuvé le 14 mai 1945. On n’a cependant retrouvé à ce jour aucun des étuis, ce qui semble indiquer qu’ils ne furent produit qu’en très petites quantités.

Par contre , dés mai 1943 ,la proposition d’Evansville portant sur l’utilisation des étuis en acier fut acceptée .D’une définition analogue à celle des étuis de cartouches de .45,le premier lot de ces étuis acier fut complété par Evansville en septembre 1943 (lot E-S-25607-X) et expédié au Banc d’Essai d’Aberdeen pour un programme de fonctionnement complet, ou l’on tira 24 000 cartouches .D’autres essais (notamment l’utilisation par l’US Marine Corps de 500 000 cartouches produite par Evansville) conduisirent  l’Ordnance Comittee à agréer l’étui en acier , jugé acceptable pour les munitions d’entrainement(11 octobre 1945) .Toutefois ,tant qu’il restait disponible ,le cuivre devait être utilisé en priorité.

 

MARQUAGES :

Les marquages les plus couramment rencontrés sont les suivants :

EC :Evansville Chrysler Ordnance Plant

FA : Franckford Arsenal

LC :LakeCity Ordnance Plant

PC: Kings Mills Ordnance Plant

RA: Remington Arms

WCC: Western Cartridge Compagny

WRA:Winchester Repeating Arms Compagny

Ces marquages  sont normalement suivis d’un ou de deux chiffres indiquant l’année de production, sauf en ce qui concerne Frankford Arsenal. En effet , la production complète de la cartouche par cette manufacture ne commença  pas avant 1944 (lot FA1 accepté le 20 mars 1944), et le chiffre suivant les lettres d’identification indique le n° du lot ( dernier FA29 agréé en septembre 1945) .

Cartouche de manipulation (dummy).

Selon toute apparence, de nombreuses cartouches de manipulation furent « bricolées »afin d’essayer les armes avant qu’une « dummy » soit officiellement standardisée. Ainsi des quelques modèles suivants, non réglementaires :

_Etui cuivré foré de deux trous, cheville de bois, amorce nickelée, marquage : WRA. .30SL. (1941 ou 1942, sans doute).

_Etui laiton, balle ordinaire, cuvette d’amorce forée- WCC 42.

_Etui laiton noirci, foré de deux trous, cheville bois, amorce inerte étamée- W.R.A.42.

La première cartouche « dummy » réglementaire fut la M1, d’abord réservée à l’inspection des armes par l’O.D. On la fabriqua de fin 1941 à décembre 1943, encore qu’on ait retrouvé un marquage WRA 44.Elle se distinguait par un étui étamé et n’était pas amorcée.

La désignation de cette cartouche fut changée le 7 décembre  1943 (approbation le 27 avril 1944 ; OCM 23635), pour devenir la Cartridge, Dummy, Carbine, Cal.30, M13. L’étamage fut supprimé, et l’identification assurée par deux trous forés dans l’étui en laiton .En juin 1944, des étuis acier servirent au montage de la M13 Dummy.

Cartouche propulsive.

C’est en février 1942 qu’à la requête de l’Artillerie de Campagne Frankford Arsenal développa une cartouche permettant la propulsion de la M9A1 Anti-tank Rifle Grenade, afin d’accroître les possibilités de défense anti-chars .Les premières cartouches baptisées Cartridge, Grenade, Cal. .30 (expérimental) Rose Crimp, mesuraient 42.67 mm , et étaient serties à la bouche par un gaufrage en feuille de rose à 5 pétales. L’étanchéité était assurée par une bourre en papier , maintenue par une cannelure à la base du sertissage. La charge était constituée par 20 grains de Dupont EX-4809-6 et 1 grain de poudre de mise à feu de mortier. Elle conférait à la M1 A1 Rifle Grenade (version d’exercice de la M9A1) une vitesse initiale de 144 FPS et une portée approximative de 200 yards.

Cette cartridge ,Grenade ,Carbine, Cal. .030, T6 nomenclature de l’Ordnance , fut adoptée réglementairement sous la désignation M6 le 11 février 1943 ,et une commande portant sur 20 millions d’unités fut passé aussitôt . Frankford Arsenal ne disposant pas des équipements nécessaires, ce furent les usines de Lake City et d’Evansville qui assurèrent la fabrication . Marquage  FA 43 , WCC 43, LC 4 , EC 4.

Cartouche à balle traceuse.

Ce sont les forces britanniques en Birmanie , par contre ,qui exprimèrent le besoin d’une balle traceuse . Remington reçut en conséquence un contrat de recherche  et de développement ,assorti  d’une commande de 10 000 cartouches . Après essais , un premier lot ( RA 5000) de 10000 cartouches fut expédié en Birmanie en septembre 1943 ,ou il donna satisfaction . La munition répertoriée Cartridge ,Tracer, Carbine ,Cal. .03 , T 24, se distinguait par sa pointe rouge. La balle pesait 107 grains , et mesurait quelque 22.35 mm.

Elle fut approuvée pour standardisation le 27 janvier 1944, sous la désignation M16. Sa composition traçante R-226-S , avec dispositif d’allumage I- 276 , provoquait une trainée de 570 yards environ . La fabrication de la M16 fut assurée par Remington et Lake City . Marquages : RA 44 ,RA 45 ,LC 4, LC 45. Deux millons de ces cartouches furent ainsi allouées aux Britanniques dans la cadre duPrêt-bail.

Pour conclure.

De nombreux autres types de cartouches furent également étudiées, sans être produit en série,au cours de la seconde guerre mondiale.On peut citer notamment : une cartouche perforante , une cartouche à blanc, une autre à balle frangible (se pulvérisant à la rencontre du moindre obstacle, et destinée à l’entrainement)  , une cartouche de chasse à plomb, une perforante-incendiaire, cartouche d’épreuve….

D’autre part ,la chemise en tombac de la balle ordinaire a parfois été remplacée par de l’acier plaqué tombac.

L’après guerre vit prolifèrer les variantes de cartouches de carabine M1 ,aucun collectionneur ne possèdant toutes les variantes possibles d’un même calibre, surtout militaire !!

 

Photo1(de gauche à droite)

1.W.R.A..30SL :premier ou second lot produit par Winchester au début 1941. Etui laiton ,balle ordinaire chemisée tombac, amorce nickelée.

2.PC 43 : balle ordinaire ,représentative de quelque 65 millions de cartouches de ce type fabriquées durant le dernier conflit mondial par l’ensemble des producteurs.

3. EC 43 : balle ordinaire, étui acier, finition « zinc-cronak ».En principe réservée à l’entrainement ,principalement aux Etats-Unis (ce qui explique pourquoi elle est peu courante en Europe).

4. WRA 44 :Balle ordinaire .L’étoile indique une fabrication de l’usine Winchester d’East Alton. On notera le recuit très prononcé de la bouche de l’étui.

5. LC 4 : Traceuse rouge, balle vernie en rouge en son extrémité, modèle M16 (4=1944).

6 . LC 43 :cartouche propulsive pour grande à fusil, modèle M6.

7. PC 43 :Cartouche d’épreuve ; modèle  T27 , étui en laiton étamé, balle de 151 grains M2 de calibre 30.06.

8. W.R.A. 43 :Cartouche de manipulation (dummy), modèle M1, étui laiton ,puit d’amorce non percé et vide , balle ordinaire.

9. W.R.A. :Cartouche de manipulation M13 , étui laiton percé de par en part , puit d’amorce comme en huit, balle tombac étamé.

 

 Photo 2.

Culot des cartouches de la photo 1 . Rangée du bas, de gauche à droite, les cartouches 1et 5 ;rangée du haut ,de gauche à droite, les cartouches 6 à 9 .

 

 

Photo4. (de droite à gauche).

1. Balle plastique rouge ;

2. PT(plastic training) ,couleur noire ;

3. Cartouche à blanc ,probablement Allemagne

4. Cartouche à blanc ou propulsive anglaise

5. PTpour tir réduit ,de marque GECO

6. PTpour tir réduit en bleu ,DYNAMIT NOBEL

7. Cartouche à blanc FN

8. Cartouche à blanc ,étui alu,Pay-Bas

9.Cartouche à blanc ,Allemagne

10. Cartouche à blanc ou propulsive, étui alu

11. Cartouche à blanc ou propulsive ,FN

12. Cartouche à blanc GEVELOT.

 

 Photo 5 (de gauche à droite).Munition d’après guerre ;

1. Etui rechargé d’un balle bois,marqué LC4

2. Cartouche à blanc,balle bois verte FN1955

3. Cartouche de manipulation,entiérement chromée,Pays-Bas

4.Cartouche traceuse , FN.1958

5. Cartouche traceuse ,Pays-Bas

6. Balle ordinaire

7. Balle traceuse

8. Cartouche ordinaire, étui alu, France 1949

10. Cartouche de manipulation, balle plastique noir ,Norvége

11. Cartouche à balle super-perforante KTW (noyau tungstène, chemise téflon ) ,Etats-Unis

12. Cartouche de manipulation entièrement nickelée.

 

 

 

 

 

 

 P1010434.JPGBoite spéciale parachutage , avec l'autorisation de Philippe.

 

 



01/06/2011
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