CLUB DE TIR DE SAINT GEORGES SUR CHER

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Les canons de Bench

Le tir de Bench au 6 mm.


Le rodage d'un canon n'est pas un exercice difficile en soit, mais il faut y prêter un peu d'attention.
Voici une petite procédure qui m'a été donnée par un ami, lorsque j'ai débuté.
En même temps nous allons faire le "Formage par le tir" (Fire Forming) de notre jeu de douilles qui servira à ce canon, et uniquement à celui là.
Avant tout, bien nettoyer le canon au "Butch Bore Shine" ou produit similaire.
Passer un coup de brosse en cuivre,
un patch sec,
laisser légèrement humide votre canon.
Sécher bien la chambre.
Le but du rodage est de l'empêcher de s'encuivrer rapidement, et avec ce procédé nous allons tenter d'améliorer l'état de surface de notre canon.

PROCEDE :

- Tirer 5 cartouches en nettoyant en chaque coup.

- Nettoyer au Butch Bore Shine, puis au 7,62 pour éliminer l'encuivrage.

- Refaire 3 fois la même démarche mais toute les 3 Cartouches,

- Ensuite, la même chose toutes les 5 cartouches, jusqu'à ce que vous ayez tiré 30/40 coups.

Votre canon est rodé
- Finir par un bon nettoyage.

 

La munition 6PPC :

Développée par Louis Palmisano et Ferris Pindell, le 6PPC est le calibre le plus utilisé en benchrest, cette cartouche est une des plus précises jamais mise au point.
Elle est en majorité utilisée pour tirer à 100 et
200 mètres et produit de fabuleux groupements.
Bien qu'elle existe manufacturée (SAKO et NORMA), les tireurs les fabriquent eux même à partir de douille Lapua 220 Russian, par une préparation minutieuse.

Les poudres les plus employées sont : VITHAVUORI N133 et N130, la SP10 de chez VECTAN, mais aussi de poudre HODGDON H322, IMR 8208 XBR.
Certains utilisent aussi de la NORMA 201. Les amorces utilisées sont des "small" on utilise généralement des FEDERAL 205M. Les balles sont faites la plupart du temps par des tireurs, en France, nous n'avons plus de fabricant, et nous nous les procurons dans la CEE ou aux USA.

Les douilles.
Après avoir préparé les douilles, il va falloir les former pour qu'elles se mettent parfaitement aux dimensions de la chambre.
Idéalement il faut les tirer 3 fois, pour avoir un bon résultat.
La 1ère fois la charge doit être inférieure à la charge généralement utilisée (de toute façon ça ne rentre pas) et on place l'ogive "pleine rayure".
La 2ème fois, on augmente un peu la charge et on enfonce un peu plus l'ogive ( 1/10ème de mm).
La 3ème fois, on peut utiliser la charge classique en plaçant l'ogive à l'entrée des rayures, avec les mêmes réglages que ceux trouvés lors de nos séances de réglage.
Au bout de ces 3 tirs, mettre tous les étuis à la même longueur.

Nos douilles sont prêtes à faire un match.

 

Nettoyage des canons :Le nettoyage des armes de Bench Rest est souvent l'occasion de grands débats.
Certains nettoient entre chaque série, d'autres toutes les 2 ou encore en fin de match. Chacun prend la décision qu'il veut dans ces 3 catégories de "nettoyeurs" il y a des bons et des moins bons, ce sera à donc à vous de choisir la cadence de vos séances de nettoyage.

Un point unanime est la manière de nettoyer et voici la recette d'un bon nettoyage, qui m'a aussi été donnée par des "anciens" (et excellents) tireurs de nos disciplines.

PROCÉDÉ :

- 2 patchs humides (Butch Bore Shine ou similaire),
- passer une brosse en bronze 6 fois, + 1/2 fois le nombre de coups que vous avez tirés.
- 1 patch sec,
- 1 patch humide (BBS), et le repasser une 2ème fois, et laisser agir le produit 10',
- 2 patchs sec. Si votre premier patch est bleu, recommencez depuis le début, il y a de l'encuivrage.
En théorie, si vous nettoyez votre canon tous les 15/20 coups, le dernier devrait ressortir BLANC.
Si ce n'est pas le cas, repassez un patch Humide et 2 patchs secs.
Il ne vous reste plus qu'à assécher la chambre, nettoyer la culasse et son verrou.
Tant que vous y êtes, remettez un peu de graisse sur les tenons de votre verrou et sur la butée, ce sera fait, votre arme sera prête pour la prochaine série, ainsi, vous n'avez plus qu'à penser à votre rechargement.

Les canons :

Il existe 3 méthodes pour fabriquer les canons rayés, ou plutôt 3 méthodes pour exécuter les rayures :
- rayage « au bidet », ou par enlèvement de copeaux
- rayage par olivage
- forgeage par martelage à froid

Dans tous les cas, il faut partir d'une barre cylindrique d'acier et y percer un trou, tout le long, bien dans l'axe et bien droit. Pas facile. Ce trou est ensuite alésé à un diamètre bien précis et quelquefois rodé avec un rodoir abrasif.

Rayage « au bidet »

Oui, c'est le terme technique ! C'est la méthode la plus ancienne qui remonte à l'origine des canons rayés.
Avec cette méthode, le profil externe du canon peut-être fait avant rayage. Le diamètre intérieur est celui du canon fini sur les bossages (les bossages sont le parties en relief, les parties en creux sont les rayures).
On va tirer à l'intérieur du barreau une tête qui comporte un outil coupant affûté à la forme de la rayure, cet outil enlève un copeau de quelques centièmes de millimètre. Une vis extérieure fait tourner la tige qui tire et donne donc le pas du canon.
Quand l'outil a parcouru toute la longueur, on le fait revenir en arrière et on le fait tourner d'une fraction de tour pour faire la rayure contiguë. Ainsi de suite 6 fois dans le cas d'un 6 rayures, 4 fois pour un 4 rayures, ...... Quand le tour a été fais, on sort l'outil de quelques centièmes supplémentaires et on fait la passe suivante.
Ainsi de suite jusqu'à obtenir le bon diamètre à fond de rayures.
Ce procédé est très précis, mais long. Il n'induit pas de contraintes dans le métal. Il est donc employé seulement pour des canons de match.

Rayage à l'olive

Là, on va tirer dans l'ébauche une olive en carbure de tungstène. Le diamètre de cette olive est le diamètre à fond de rayure du canon fini. L'olive porte en creux la forme des bossages avec un angle qui correspond au pas du canon.
Une vis externe peut assister l'olive pour donner le bon pas de canon. Tous les fabricants n'utilisent pas cette vis externe. L'ébauche est cylindrique. Le diamètre du trou est intermédiaire entre celui à fond de rayures et celui sur les bossages.
Quand on tire l'olive, du métal est déplacé depuis le fond de rayure vers le sommet des bossages. Ce procédé engendre donc des contraintes internes dans le métal qu'il faudra éliminer par un traitement thermique approprié.
Il est rapide puisqu'un seul « tirage » d'olive réalise le profil interne. L'élimination de contraintes n'est toutefois jamais totale. Certains tireurs font subir aux canons finis une cryogénisation pour transformer la martensite restante en austénite (ça y est j'ai réussi à placer quelques termes d'ingénieur) éliminant ainsi les contraintes résiduelles.
Le profil externe du canon doit être réalisé à ce stade.

Forgeage par martelage à froid

Une forme complète de l'intérieur du canon est réalisée en carbure de tungstène, celle-ci peut même comporter la forme de la chambre. Un cylindre d'acier plus court que le canon fini est placé sur la forme.
La machine comporte 4 ou 6 marteaux qui viennent frapper à haute cadence sur le cylindre d'acier tout en tournant. Le cylindre se forme autour de la forme en carbure et s'allonge en même temps. La machine peut-être programmée pour approcher en même temps le profil extérieur.
Un canon presque fini peut sortir en 2 minutes. Les contraintes dans le métal sont énormes et là encore une élimination de ces contraintes est nécessaire.

Rodage du canon.

Un rodage du canon est nécessaire pour donner le bon état de surface et s'assurer que le diamètre interne à fond de rayures est le plus régulier possible. Cette étape est super importante dans le cas des canons 22 LR.
En effet, s'il reste quelques contraintes dans l'acier, quand on enlève du métal à l'extérieur pour donner la forme extérieure au canon, le diamètre à fond de rayures augmente ! Dans un canon de 22 LR, il faut que la bouche soit le point le plus serré du canon. Ceci peut-être rectifié au rodage.
On enfile une baguette dans le canon, et du plomb est coulé à l'extrémité de la baguette sur une longueur d'environ
100 mm, c'est le rodoir. Celui-ci est enduit de pâte abrasive et l'opérateur très expérimenté va faire des allers retour dans le canon en insistant sur les endroits où il doit enlever du métal.
Pour un canon de 22 LR, un léger cône régulier depuis la chambre vers la bouche est parfait. Seul un opérateur hautement qualifié peut réaliser ce rodage. Compter 10 à 15 minutes par canon.
Voila ce que je peux dire le plus rapidement possible.
Canons rayés au bidet : Border, Bartlein, Krieger (mais les canons 22 LR ne semblent pas tip-top alors que les gros calibres sont parfaits), Grunig,....
Canons rayés par olivage : Hart, Shilen, Broughton,Benchmark,Anschutz,.......
Canons obtenus par martelage: MAS, Sako, Steyer, Remington, Ruger,....
Sites des fabricants de canons : Liste non limitative
Lilja (USA) : Lilja
Pac Nor Barreling (USA) : Pac Nor
Shilen Rifles (USA) : Shilen
Spencer Rifle Barrels (USA) : Spencer
Hart (USA) : Hart
Border barrels Ltd. (en Ecosse) : Border
Broughton Rifle Barrels (USA) :Broughton
Douglas Barrels (USA) : Douglas

 

Longévité des canons 6 PPC :

 

Beaucoup se posent la question de connaitre la durée de vie du matériel en 6 PPC.
Ce sujet n'étant pas une science exacte, je ne donne là que mon avis personnel et comment je pratique.
Pour les canons, je fais refaire la bouche tous les 500 coups environ, soit, à peu prés, tous les 2 matchs plus les entrainements.
Au delà de 2000 coups, si mon canon en vaut la peine, je fais refaire le chambrage afin de réobtenir des rayures saines au départ. Ceci me permet de refaire des matchs d'une importance moindre, ensuite, il passe dans la colonne des canons d'entrainement.
Mes douilles sont rechargées à peu prés 20 fois chacune, là aussi, cela correspond à 2 matchs puisque je fais des lots de 25.
J'essai de faire mes lots de douilles de façon à avoir un jeu de douilles neufs pour les matchs importants.
Toujours partir avec un jeu de douilles neuves si vous changez de canon !
Chaque canon doit avoir son/ses jeu(x) de douilles.
Voilà ma manière de faire, mais chacun fait comme il veut... certains ont des canons de plus de 7000 coups, ou utilise le même jeu de douilles pour toute la saison, et ça "rentre toujours"...

 

Le poids des carabines :

 

Le poids des carabines est réglementé en Bench Rest, et les contrôles on lieu soit avant la compétition, soit entre 2 séries.
Pour le tir au groupement, il existe 2 catégories :

Carabine LÉGÈRE : 4,760 Kg (soit 10,49 lbs)
Carabine LOURDE :
6,130 Kg (soit 13,51 lbs)


Pour le tir au score il n'y a qu'un poids :
4,536 Kg (soit 10,00 lbs)
Il est bon d'ajouter que ces deux catégories de poids donnent lieu chacune à une manche de compétition, en carabine légère (LV) 5 matches à
100 mètres et 5 autres à 200 m ; et encore deux autres fois 5 matches pour la catégorie carabine lourde (HV) .

Pour passer une compétition complète de BR sur un weekend de 3 jours on fait en général 10 matches le premier jour, 5 en LV et 5 en HV ( vendredi ) à
100 mètres ce qui fait une rude journée ( les premiers matches de chaque catégorie de poids durent 10 minutes au lieu de 7 et tiennent lieu de warmup ).
Puis 6 le samedi, à 200m en carabine lourde, le premier étant un warmup, idem le dimanche, mais en carabine légère. On tire donc sur une compétition 22 matches à raison de disons 10 balles par match ce qui fait 220 à 250 coups par compétition.

Le format du Supershoot ou des championnats nationaux et européens à 6 matches par jour paraissent plus confortables, mais il faut pouvoir se libérer pendant 4 jours + les temps de trajets...

Très important, avec une seule carabine légère on peut tirer les 2 catégories et donc se placer dans le classement général (dit : « two gun aggregate » ), et, les carabines lourdes ne produisent pas forcément des groupes plus petits. Détenir deux carabines différentes génère un surcroît énorme de travail de préparation et de mise au point.

Il y a donc un classement pour :
-
100 m carabine légère, 100 m carabine lourde, 200 m carabine lourde, 200 m carabine légère.
- Aggregate carabine légère (100m lv + 200m lv)
- Aggregate carabine lourde (100m hv + 200m hv)
- 2 gun Aggregate (Aggregate léger + Aggregate lourd)

Soit 7 chances de monter sur un podium, le plus important étant le classement obtenu au 2 Gun

Cependant il existe des moyens permettant de passer rapidement et simplement une carabine légère en lourde si on croît à l'avantage.
On peut ajouter 1 contrepoids amovible dans la crosse, mettre 1 canon plus lourd (profil HV) ou bien autre canon LV mais avec un tuner.
Lorsque l'on commande une carabine il est donc judicieux de rechercher la crosse la plus légère possible, on ajoute la culasse (mais il y a là un choix à faire : une BAT SV est
140 g plus légère qu'une BAT DS par exemple ) son bedding et son collage, le montage et la lunette, il ne reste qu'une variable d'ajustement : La longueur du canon qui sera coupé au chambrage pour entrer avec une petite marge de sécurité dans la catégorie ( Il existe un Logiciel de Dan Lilja permettant de calculer cette longueur ).
On doit parfois partir du poids de la carabine complète (occasion) et il reste à trouver un montage et une lunette assez légère, on risque alors de se trouver limité aux lunettes les plus légères du marché.

Association Bench rest france

 

 

Tout sur le rechargement en Bench Rest

Les phases d'un rechargement en compétition.
Nous avons vu comment préparer son jeu de douilles, les former, il nous reste à les recharger. Les habitués du rechargement des cartouches à épaulement se rendront vit compte qu'il n'y a rien de bien compliqué alors que bien souvent on fait "tout un plat" du rechargement des tireurs de bench. Il suffit d'être patient, et méthodique. Le principe est identique à tout rechargement et le but principal est d'avoir un lot de munitions parfaitement identiques. Si vous êtes sûr de votre rechargement, vous pourrez vous dire que vos mauvais groupements ne viennent pas de là, et aurez un peu plus de temps à consacrer à la lecture du vent.
Pour recharger il va vous falloir au minimum :


1 plateau de rechargement de 25 ou 50 logements
1 presse
1 presse à crémaillère
1 recalibreur à bushing
1 seater
1 amorceur
1 fraise pour trou d'amorce
1 pied à coulisse (et idéalement un micromètre)
1 jauge à épaulement
1 outil de vérification de seating
1 seating Die
1 chiffon imprégné
1 série de shims pour recalibreur
1 Série de shims pour votre siegeur
1 boite de graisse à recaliber
1 doseuse + drop tube
1 balance numérique
Amorces, Balles, Poudre
Quelques chiffons (je prends aussi des lingettes imprégnées pour bébé c'est super).

Entre votre match et le suivant, vous n'aurez pas trop de temps pour discuter, alors commencez par nettoyer votre arme soigneusement, ensuite installer vous tranquillement à votre emplacement. Votre matériel étant installé, il n'y plus qu'à .....
Commencez par sortir vos douilles tirées de votre boite et déposez les la tête en bas. Vous ne les remettrez le culot en bas que lorsque elles seront de nouveau amorcées. Nettoyez l'extérieur de vos douilles avec une ouate (chiffon magic ou autre), n'employez pas de matière pouvant être abrasive. Ensuite passez un écouvillon nylon à l'intérieur du collet. Enduisez le collet d'une douille puis passez-la au recalibreur. Votre douille sera aussi désamorcée.


Dégraissez la avec une lingette pour bébé et vérifiez l'épaulement, soit par une mesure si vous avez pris les côtes lors de votre séance de tuning, soit en essayant de fermer le verrou de culasse après lui avoir retiré le percuteur. Dans ce cas, la fermeture doit se faire avec une légère résistance, on doit pouvoir fermer en posant le doigt sur la boule et elle ne doit pas être libre.
Si votre réglage est bon, recalibrez toutes vos douilles de cette manière.
Ensuite nettoyez les trous d'amorces à l'aide de la fraise de chambre, 1/2 tour suffit, et évacuez les résidus


Réamorcez vos étuis, et placez les culots en bas. De cette manière vous verrez du premier coup d'œil celles qui sont amorcées et les autres.

 


Arrive l'étape de la poudre. Videz 2 fois le drop tube et remettez ce surplus dans la doseuse, sortez et étalonnez votre balance électronique, effectuez des pesées successives jusqu'à avoir la bonne charge. Dés que vous l'avez, vous pouvez ranger votre balance.
Remplissez toutes vos douilles en ayant le même mouvement sur le levier de la doseuse. Si à un moment vous avez une accroche, videz l'étui et recommencez. Après avoir chargé toutes vos douilles, vérifiez visuellement la hauteur de poudre dans chaque douille, une différence significative vous oblige à refaire les douilles "défectueuses". Pour les inconditionnels de la pesée: Certains pèsent toutes leurs charges, mais je ne suis pas convaincu du résultat, je ne pense pas que cela apporte beaucoup, les balances électroniques étant très sensibles au vent, changement de T°, stabilisé, et nivelage ; je rappelle que Monsieur Tony Boyer, ne le fait pas, et dit dans son livre qu'une différence de 0.01 grain ne changera rien.


Vos douilles sont pleines, il n'y a plus qu'à siéger les balles.
Vérifiez que votre seater n'a pas bougé ou que vous avez bien les shims (rondelles d'épaisseur) que vous avez retenues lors de votre séance de tuning.
Siégez une balle, sans aller à font et vérifiez la valeur, elle doit supérieure à vote mesure habituelle. Ensuite poussez progressivement et descendez à fond. Vous devriez être à votre seating habituel. Ci c'est le cas, faites toutes les autres. Si ce n'est pas le cas, réglez votre seater à l'aide des shims. Personnellement, pour avoir un seating régulier, je siège 2 fois ma balle.

Aller voir comment tirent vos camarades de la série précédente, et de commencer à analyser le vent, pour voir si il a eu des changements.

 



14/11/2010
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