CLUB DE TIR DE SAINT GEORGES SUR CHER

CLUB DE TIR DE SAINT  GEORGES SUR CHER

Réflexion sur le 6 PPC.

 

 

 

Cela fait maintenant deux ans que nous avions en tête la fabrication d’une carabine de bench rest en 6PPC  comme l’on peut voir sur le forum de ce blog en septembre 2011. Après une longue réflexion nous avons consulté quelques armuriers français, mais aucun n’a pu répondre à notre demande. Nous avons donc recherché un produit à notre convenance en Italie, le premier Armurerie Ceschi  «    http://www.armeriaceschi.com/carabine.htm »  vers le Lac de Garde me propose une arme chambrée en 6 BR avec beaucoup d’élément Remington, trop classique à mon gout.

Nous recherchions un produit pouvant convenir à la compétition, donc un produit haut de gamme sur le modèle employé par les puristes !!

J’ai donc mis au point un cahier des charges drastique tout en restant possible pour un armurier professionnel spécialiste des compétitions. , à savoir :

Carabine pouvant accepter par interchangeabilité parfaite deux canons HART, un HV et un autre LV chambrés en calibre 6PP. Ce calibre est actuellement le plus employé et détient encore tous les records 100 et 200 mètres et surtout une très longue expérience des concours.

Un boitier Kelbly Stolle Panda pour droitier avec introduction à gauche et éjection à droite.

Un boitier de détente Jewell BR compétition avec étalonnage à 42 grammes.

Une crosse Kelbly BRBF ou MAC MILLAN EDGE longueur 800 mm d’un poids de 660 grammes avec plaque de couche aluminium brossé de préférence de couleur bleu, on ne sait jamais, si un jour je représente la France !

Bref, fort de ces premiers éléments je me renseigne auprès des champions, de France, d’Allemagne et d’Italie, et j’ai la chance de consulter un ancien champion du monde reconverti en armurier spécialiste des armes de match. Celui –ci me propose de construire ce projet sans aucune contrainte financière ,et, bien sûr j’accepte son offre. Par contre le délai sera assez long, mais qu’importe, nous ne sommes pas trop pressés.

Fin novembre un mail nous informe que c’est prêt !!! Et expédition par mes soins des documents douaniers s'effectue rapidement.

Ce fabriquant me donne confiance par ses propos et sa compétence car il est importateur pour l’Italie des produits KELBLY ,SINCLAIR, BERGER , BARNES et bien d’autre marques spécialisées dans la compétition , son atelier se trouve dans la banlieue de FORLI proche de Rimini.

Début décembre 2013 nous nous rendons donc chez Varide CICOGNAGNI ,

 

« http://www.varidecicognani.it/fr/produits/kelbly_s_stolle_panda_cal_6_ppc_neuf-2_.html »

 

ce fameux  artisan. Voyage de 1400 kilomètre d’autoroute avalé sans problème par le V8 Range Rover. Arrivée  à 14 heures pour le café, brèves présentations, visite des ateliers et l’on rentre dans le vif du sujet, Varide ouvre un coffret et le bébé  brille de tous ses feux, magnifique, magique (voir photo ci-dessous) !! 

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Son adjoint qui est quand même champion d’Italie de 50 mètres 22LR et  aussi champion de 22 hunter me propose la démonstration d’échange de canon dans les règles de l’art, j’en prends bonnes notes !! L’on me propose aussi d’installer la lunette, en quelque minute celle-ci est montée.

Un passage au stand de tir pour les essais, avec une dizaine de cartouches gentiment prêtée par mon ami Christian. Varide règle la lunette en deux cartouches et me prie de prendre la place du tireur,premier carton et déjà un « five and one », chance plus bonnes cartouches conclue cette vente.

Nous passons ensuite à la cafétéria pour déguster café et surtout une bonne dose de « grappa » pour faire avaler la facture et régler les formalités administratives. Bien sûr un peu de shopping dans cette caverne d’Ali baba du bench-rest  et retour à l’hôtel vers 19 heures 30.

Le lendemain retour à la maison sans trop trainer sur la route, vous comprenez pourquoi !!

Voici les caractéristiques de cette carabine :

Nous avons bien sûr la crosse Kelbly BRFB en fiber glass/ carbone commandée en bleu et mise à taille.

Le boitier Stolle Panda  en alliage  spécial Avio 7075-T651 avec son pillar bedding , pour droitier avec introduction à gauche et éjection à droite. Ajusté à ce boitier une détente Jewell BR réglée à 35 grammes avec son pontet siglé.

Un canon d’origine HART HV acier au chrome molybdène dureté 26 à 30 Rockwell 'C'. 416R chambré en 6PPC neck .262 , usiné par olivage au pas de 14 pouces à 6 rayures à droite. Diamètre au départ 1 pouce ¼ soit 31.75 mm, diamètre à la bouche 1 pouce soit 25.4 mm, longueur 20 pouce ½ soit 520 mm. Pourquoi cette longueur si courte par rapport aux habitudes ? Je pense que cette longueur suffit pour des distances de 100 et 200 mètres, aussi plus le tube est rigide et court plus on élimine les vibrations, le flambage et la torsion à l’échauffement. Je pense aussi que plus le trajet du projectile est long , plus l’échauffement de celui-ci est important. Ne pas oublier que la rotation du projectile dans le tube se situe entre 148000 et 153000 tours par minute. Autre argument, le volume de poudre dégagé propulse le projectile jusqu'à la sortie du canon, et dans les canons plus long il y à perte d’énergie par frottement sans propulsion par gaz !!

Ce canon est calculé pour propulser un projectile de 70 grains, diamètre 6.17 mm d’une longueur de 15 à  15.50 mm.

Le poids de cet ensemble représente 4645 grammes. Nous avons installé une lunette de tir de marque LEUPOLD  45MM par 45X en target crosshair, custom en couleur silver .Poids de l’ensemble lunette 576 grammes et colliers  environ 50 grammes .

                                                

                                 

Nous avons maintenant en main une bonne carabine mais chose bizarre il n’existe pas de cartouche en magasin pour ce calibre !! Nous allons donc fabriquer nos propres cartouches en 6PPC.

HISTORIQUE DE LA 6PPC

La précision exceptionnelle de cette cartouche n’est due ni au hasard, ni au résultat de savants calculs ; il s’agit simplement d’une sorte de synthèse de toutes les observations faites depuis un demi-siècle.

Le 1er juillet 1956 , un certain Ferris Pindell , qui créera plus tard, en collaboration avec le Docteur L.Palmisano les 22 et 6 mm PPC, obtint un groupement de 4.98 mm pour 10 balles à 100 yards en utilisant la 219 Donaldson Wasp. A partir de 1960, on voit apparaitre sur les stands ou en compétition, de multiples wilcat plus ou moins performantes ; Il faut dire que nos amis américains cette recherche permanente a toujours été facilitée par le fait que de nombreux tireurs ont des activités professionnelles liées aux armes ou aux munitions.

De toutes ces expériences allaient se dégager quelques constatations :

 1.La meilleure précision jusqu’à 200 yards est obtenue avec des petits calibres, 22 ou 6 mm, ce dernier étant plus régulier dans le temps.

2. Les projectiles doivent avoir une densité de section moyenne, ce qui correspond à une masse de 50 à 55 grains pour les 22 , et 65 à 75 grains pour les 6 mm, la stabilisation étant obtenue avec un pas uniforme de rayures de 14 pouces ou 355.6 mm, pour des vitesses comprises entre 950 et 1000 mètres secondes. Les expérimentations faites pour utiliser des projectiles lourds, donc plus longs, avec des pas de rayures plus courts, n’ont jamais été concluantes.

3. Les poudres plutôt vives, généralement employées, nécessitent des douilles de faible capacité, ce qui permet d’obtenir la densité maximale de chargement , d’autre part, parmi tous les essais fait pour déterminer l’angle d’épaulement  le plus favorable , il semble que l’ouverture de 30° soit le meilleur compromis.

4. Les amorces « small rifle » sont mieux adaptées aux étuis de faible capacité et aux poudres vives.

5. Afin d’éviter les irrégularités la force de rétention du projectile doit être la plus légère possible, ce qui implique en contre-partie, un positionnement au contact des rayures, de façon à obtenir une combustion régulière et totale de la charge.

Nous remarquerons que cet énoncé correspond à certaines caractéristiques de la 219 Waps, sauf quelques points jugés très importants, les amorces sont des « larges rifle » ; la douille dérivée de la 30/30 , comporte un bourrelet dont l’épaisseur , compte tenu des tolérances de fabrication, ne représente pas le meilleur moyen pour assurer une valeur constante de la feuillure ;de plus , pour réduire la surface de poussée sur la cuvette de tir , on a intérêt à utiliser un culot de petit diamètre. Il existe certes des douilles à gorge qui aurait pu convenir , telles les 30 et 32 Remington (sauf pour l’amorce), mais le hasard des circonstances , et la perspicacité de deux passionnés de bench-rest allaient en décider autrement.  

En 1962 , lors des championnats du Monde de tir qui eurent lieu au Caire , certain tireurs des pays de l’est utilisèrent pour la discipline du sanglier courant ,une nouvelle cartouche en calibre 5.6 , dont la douille «était obtenue par rétreint du collet de la fameuse 7.62*39 Kalashnikov ;il s’agissait de la 5.6*39 qui possédait , sur les cartouches traditionnelles ,certain avantages : excellente précision, faible flèche de trajectoire , recul modéré.

Mais ces cartouches , produites par des arsenaux militaires avaient un étui en acier cuivré, et un amorçage Berdan , ce qui rendait difficile le rechargement .Seule la cartoucherie finlandaise Lapua (qui produisait déjà des 7.62*39) commercialisa cette cartouche avec étui laiton et amorçage Boxer « small rifle ».

C’est alors , que pour répondre à la demande , une autre manufacture finlandaise ,Sako-Valmet, connue pour ses armes d’épaule et ses munitions de haute qualité , lança sur le marché des carabines chambrées pour ce nouveau calibre, accompagnées des cartouches marquées au culot 220 Russian.

Mais entre temps , deux tireurs américains , le Docteur L.Palmisano et l’armurier F.Pindell qui travaillaient depuis plusieurs années à la recherche de la cartouche BR idéale, avaient compris l’intérêt de cette douille qui correspondait aux critères énoncés plus haut avec en particulier ,un logement d’amorce « small rifle » , et un trou d’évent de tout petit diamètre, soit 1.7 mm au lieu des 2 à 2.2 mm que l’on trouve généralement sur les douilles américaines. C’est cette dernière caractéristique qui détermina le choix. La modification envisagée était donc très simple : la conicité du corps de l’étui 220 Russian fut portée à 10° , et surtout , l’angle de l’épaulement passa de 21° à 30° ; c’est ainsi que naquit , en 1974 , la 22 PPC , suivie de peu de temps après par la 6 mm. Le premier succès fut consacré lorsque Ferris Pindell remporta le 100 yards Heavy Varmit, comptant pour le Championnat National ;les deux années suivantes,la plupart des titres furent obtenus par des tireurs utilisant des armes chambrées en 22 et en 6 mm PPC .Il faut croire que les créateurs ont approchés presque la perfection, puisque depuis près de 40 ans , malgré les nombreuses nouveautés , aucune n’a pu détrôner ces prestigieuses cartouches dans cette discipline particulière qu’est le tir sur appui.

 

 

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LE RECHARGEMENT :

 

Les douilles : Pendant plusieurs années , les douilles 22 et 6 mm PPC ont été obtenues par formage au tir des 220 Russian produites par Sako ; c’est seulement depuis 1989 que la firme finlandaise fabrique sous licence des cartouches et des étuis marqués 22 PPC et 6 MM PPC .Ces nouvelles fabrications présente toutefois une légère différence , les parois et le fond sont légèrement plus épais , ce qui diminue le volume intérieur, de ce fait , les charges maxi utilisées dans les étuis marqués 220 Russian ne rentre pas dans les douilles actuelles, à moins de positionner (si cela est possible) , le projectile plus haut. En photo, une cartouche originale de ma collection datant des premières séries. Ce modèle de cartouche originale ne peut être tiré dans les canons au chambrage « neck .262 ».

 

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Le positionnement : Ou valeur d’enfoncement du projectile dans la collet, dépend en premier lieu, du rapport entre le volume de la charge de poudre , et le volume intérieur de la douille .Par exemple , pour conserver la même densité de chargement , le projectile Sierra est enfoncée de 7 mm dans les marquées 220 Russian (longueur de la cartouche 52.5 mm) et de 5.4 mm seulement dans les douilles marquées 6 mm PPC  (longueur de la cartouche 54.10 mm).La charge ne doit ,en aucun cas être comprimée, par contre on peut « tasser » la poudre par la méthode de la charge vibrée. La position au contact des rayures , généralement employée par les matcheurs , ne doit être envisagée que dans le cas d’une tension de collet très faible, sinon gare aux surpressions !

L’amorce : L’important est que la flamme ne franchise pas la hauteur de la charge de poudre, ce qui provoquerait le phénomène d’effet prédominant de l’amorce, avec départ prématuré du projectile ; donc amorce small rifle standard ou spéciale BR. , mais jamais de magnum.

Les poudres : Les poudres les mieux adaptées à cette cartouche sont plutôt vives, elles doivent correspondre à une fourchette de vivacité relative étroite et posséder une densité volumétrique assez élevée, d’autre part, leur forme géométrique doit permettre l’emploi d’une doseuse. Nous avons eu la curiosité de faire un tir comparatif de régularité entre la poudre suédoise  Norma N201, largement employé par les matcheurs européens, et les poudres Vectran TU2000 et SP, mais la poudre reine reste la N133 de chez VITHA.

L’outillage et l’assemblage :

Les matcheurs rechargent leurs cartouches par séries sur le pas de tir au moyen d’un outillage à main particulier ; il est possible d’employer la méthode classique en respectant certaines règles. Pour notre part nous utilisons le matériel WILSON.

Transformation des étuis 200 Russian en 6PPC neck.262 :

 

 

Nous utilisons comme base de départ les étuis Lapua du modèle ci-contre.P1000311.JPG          P1000283.JPG

1ére opération : Avec un outil expandeur de ma fabrication calibré à 6.17 mm et après avoir bien lubrifié l’intérieur des collets  avec un produit spécifique(j’utilise le « resizing lubrifiant de chez RCBS pour la lubrification des étuis avant recalibrage) , une seule passe sous la presse permet de passer celui-ci à la cote intérieur finale de 6.14 /6.15 mm avec le rétreint.

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2éme opération : Je pense qu’il est préférable à ce stade de faire une mise à longueur de l’étui pour uniformiser le raccord près du collet à l’angle de 30 degrés. Cette opération se pratique très facilement avec un case trimmer traditionnel. J’ai usiné moi-même un pilote en acier Stub trempé à l’air à la cote extérieure de 6.14 mm. Cela fonctionne très bien !!. Enlever le minimum de matière. Ne pas oublier l’ébavurage intérieur et extérieur avec l’outil spécifique.

Contrôler la longueur des étuis et les classer par longueur, ne pas s’inquiéter de la cote finale car celle-ci va beaucoup diminuer au « fire forming ».

 

3éme opération : Tournage des collets. Les étuis sont maintenues par un case holder fabriqué en titane par Cicagnagni .Pour faire ce travail correctement nous utilisons un tour de précision avec une vitesse de rotation faible moins de 100 tours par minute , une huile de coupe de qualité de marque Loctite référence 209504 et surtout un outil de précision à réglage micrométrique comprenant un pilote en monobloc carbure   et contrôle simultané de la concentricité au micron de marque CICOGNAGNI.

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Je tourne mes collets à la cote extérieure de .262 ou 6.65 mm.

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………………….

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4éme opération : J’effectue maintenant un bon nettoyage des étuis avec l’aide d’un solvant type acétone dans un bac à ultra son pour ôter toutes traces d’huile. Après un bon séchage par un jet d’air comprimé je passe directement au chargement.

Pour le « fire forming » j’utilise des composants traditionnels, je pense qu’il n’est pas indispensable de prendre des produits de match , le but est former l’étui et non de faire un score.

Mes 100 étuis sont chargés avec 1.80 gramme de poudre Vectran SP7 , une amorce standard « small rifle » et un projectile en 0.243 de marque Sierra type Spitzer 85 grains référence 1520 que j’avais en stock depuis longtemps .

J’ai tiré ces 100 étuis en deux série de 50 avec deux canons différents ; 50 coups avec le canon HV et 50 coups avec le canon LV . Comme ces deux canons ont été usinés ensemble et avec le même alésoir cela va me permettre de contrôler si ils sont vraiment identique.

Retour à l’établi :

Voila me voici avec mes 100 étuis vides et sales, il me reste donc à effectuer les opérations suivantes pour le rechargement de cartouches destinées à l’entrainement. Je pense qu’il est préférable de procéder a environ deux à trois tirs avant d’emmener ces étuis en match.

Voici ma procédure :

Tout d’abord un nettoyage avec le « case tumblers » pendant une nuit complète leur donne un brillant parfait.

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Nettoyage du trou d’amorce ,calibrage et ébavurage interne du trou d’évent, avec les outils spéciaux prévus à cet effet.

Nettoyage interne du collet avec la brosse laiton.

Contrôle et mise à la longueur de l’étui. J’ai constaté des différences de longueur de l’ordre de 2 /10 de millimètre entre chaque pièce.  Et pourtant j’avais déjà effectué une mise à longueur avant usinage du collet.

Contrôle dimensionnel :

Les étuis ont bien pris la forme générale de la chambre.

Longueur  37.60 mm, diamètre extérieur du collet 6.65 mm, diamètre intérieur du collet 6.15 mm, poids de l’étui 7.10 grammes.

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Comme nous avons des projectiles au diamètre de 6.17 mm, cela donne donc un serrage de 2/100 éme de millimètre. A mon avis suffisant pour garder le projectile en place dans la douille. Donc pas de recalibrage du collet !!

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Après ces contrôles, je n’ai sélectionné que 63 étuis identiques en forme et en poids sur 100 au départ. Pour les 37 restants, différents en poids et en longueur je pense les utiliser en modifiant leurs paramètres et en refaisant un autre « fire forming ».

 

Maintenant il faut bien sûr effectuer l’amorçage, nous pratiquons simplement avec la presse à amorcer traditionnelle RCBS, par contre dans ce cas nous insérons des amorces small rifle CCI BR4 pour permettre une inflammation régulière et équilibrée de la poudre.

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 Maintenant que nous avons nos 100 étuis prêts à être utilisés, nous allons les stocker pour un emploi ultérieur en fonction de différents paramètres.

Par avant il me faut préparer les projectiles de série pour les rendre efficaces en match et pour cela il faut les trier par longueur et dresser le trou de centrage .Ce trou servant à déplacer le centre de gravité du projectile est bien souvent déformé par des mini multi chocs.

Pour l’entrainement j’utilise des « bullets Sierra Matchking » .243, 70 grains, HPBT référence 1505 mais aussi des Berger ,68 grains Match Target, FBHP. J’ai aussi en stock de la BART’S Custom Bullet ULTRA 68 grains que je garde précieusement pour les concours.

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Cet outil « Bullet comparateur 6mm » porte la référence 74009212WS chez Sinclair.

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Cet accessoire « Sinclair méplat trimmers, 6mm » porte la référence 749006087WS.

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Je pense vraiment que cette opération et nécessaire malgré de nombreux détracteurs. Cela ferait bien rire nos amis rechargeurs de cartouche de chasse mais en bench quand on parle de millimètre à 100 ou 200 mètres, ce petit plus fait parfois la différence !!!

 

 

Maintenant reste la dernière opération qui je pense est la plus délicate ; le choix de la poudre, la quantité de poudre et surtout le siégage (profondeur d’enfoncement de la balle dans le collet de la douille) du projectile. La valeur d’enfoncement est importante car elle détermine la pression nécessaire à l’extraction du projectile et aussi le volume interne de l’étui d’où volume de poudre !!

Ci-dessous ma table de rechargement pour des bullets de 68 à 70 grains ,canon de 20 et 24 pouces usiné au calibre 0.2435 inch, pas de 14.

Vihtavuori : N120   21.5 mini à 23.9 grains maxi.

                       N130   22.6 mini à 26.0 grains maxi

                       N133   24.5 mini à 27.6 grains maxi

               Pour info Christian teste actuellement de la N140  et de la Tubal 2000          

Vectran :     SP7  26 mini à 30 grains maxi

Nous avons constaté beaucoup de d'encrassement de la culasse et du trou de percuteur  avec cette poudre pendant le tir de formage.

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Le premier carton de 34 tirs envisage de bons résultats ......

 

Après un mois d’essais intensif, nous arrivons Christian et moi à la conclusion, que le parfait n’existe pas, mais pour s’en approcher au mieux, et, après de longues discussions nous arrivons à la conclusion que dans nos modèles de tubes le compromis idéal est celui-ci :

 Pour information la poudre Vectran Tubal 2000 donne de très bon résultats en groupement , mais par contre passe mal dans la doseuse Harrell.

 

Etui :             Norma 6PPC USA manufacturé au neck 0.262 par Heinz Henke.

Amorce :      Fédéral 205 M insérée à la main.

Projectile :   Match Grade rifle Bullet Berger 68 grains FBHP Target avec J4 précision Jacket référence 24411.

Chargement:  28 grains de poudre Vihtavuori N133

Longueur de la cartouche : 54.5 mm pour mon tube HV en venant légèrement au contact des rayures.

Vitesse :  Moyenne de 920 m/s

                       Je pense effectuer des essais avec 26 grains de poudre pour 100 mètres et 28 grains de                           de cette même poudre pour tirer à 200 mètres. Après deux séances de tir au stand de Chinon à 10 et 200 mètres j'abandonne cette idée, cela crée trop de sélection d'étui.

 

Nous envisageons d'utiliser ce rechargement à l'occasion du 11éme Open International de Bench rest le 7/8 et 9 mars prochain.

De retour de La Fare nous avons beaucoup appris concernant le rechargement .

1er_ Tous les tireurs utilisent des étuis 6PPC 220 russian  LAPUA, les Norma ne tiennent pas la saison.

2éme _ Tous rechargent avec 28 à 29 grains de N133 certains chanceux chargent en Norma R201 mais il faut la trouver, pour des pointes de 68 grains !!

3éme_ Tous effectuent un nettoyage complet du canon après chaque série de 5 à 8 tirs.Sauf ogives molycotées.

4éme_ Tous utilisent entre 15 et 25 étuis pour une saison de tir , environ 250 coups tirés par match pour une saison de 7 matches.

 

 

 

Suite à notre retour !!!



07/02/2014
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